« 2006-08 | Page d'accueil
| 2006-10 »
20.09.2006
Où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles... (enfin presque !)
Tout s'arrange ! J'ai finit par parler à une personne à la hotline de wana truc dotée d'intelligence (sisi !) et même capable d'une initiative !!! Oui mesdames et messieurs ! Apitoyée par ma terrible histoire, elle a accepté de me PASSER un conseiller mac au lieu de me mettre en relation. 2 minutes plus tard, le diagnostique était posée : la boîte magique est atteinte d'une nécrose de la diode wifi, c'est irrémédiable, j'ai dû accepter la mort dans l'âme de l'euthanasier d'aller à la boutique orange la plus proche pour l'échanger.
Je vous passe quelques péripéties mineures, qui m'ont encore plus remontée contre l'opérateur historique, mais voilà, tout fonctionne, et je peux enfin bloguer normalement : au fond de mon lit !!!
Quand aux chaussures, ravalant ma fierté j'ai remis les pieds et ceux de Malo dans la boutique impie, j'ai récupéré au pas de course les deux paires repérées la veille et j'ai pû en faire l'acquisition au tarif préférentiel. Et je tiens à signaler que je n'ai pas jeté ne serait-ce qu'un coup d'oeil aux ballerines noires (mes chaussures fétiches), alors que franchement à ce prix là, j'aurai pû en acheter 2 paires ! (bon, j'ai passé une commande sur scrap déco juste avant de perdre mon wifi, ceci explique peut-être cela...)
Sinon, question tricot, depuis le TTT de samedi, j'ai avancé mon gilet : le deuxième devant en germe sur la photo a profité de deux épisodes de 24 pour tomber des aiguilles. Plus que 2 manches et une atroce bordure en côtes 2/2, et je pourrais l'arborer fièrement (si il me va... sinon, je me contenterai de le porter comme mon énième sacapatate tricoté main... Mais bon, là, j'ai le bon fil, le bon échantillon, et a priori la bonne taille, alors s'il est informe, c'est juré, je m'en tiens aux chaussettes et autres FBS !!)
23:07 Publié dans scène de la vie de famille, Tricot | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19.09.2006
y'a des jours...
Vous connaissez ces personnages de dessins animés qui, où qu'ils aillent, sont constamment suivis par un petit nuage noir qui déverse sa pluie sur eux, et eux seuls, alors qu'il fait beau tout autour ?
Et bien moi, aujourd'hui, j'ai une saloperie de nuage qui fait rien qu'à déverser les contrariétés sur ma caboche.
Ça commence avec un bug de modem. Ma boîte magique, qui m'abreuve d'adsl où que je sois dans la maison, a décidé depuis dimanche matin, arbitrairement, que nan, la liberté c'est pas pour moi. Elle accepte de prodiguer la mâne internet, mais UNIQUEMENT à la condition que je l'attache à elle via un câble. Trop court pour espérer même m'éloigner du bureau.
Bigre.
Je redémarre 48 fois le modem, 83 fois l'ordinateur, et vas-y que je débranche, rebranche, niet ! Nada, rien, va te faire voir, si tu veux lire tes mails et tes blogs, c'est ICI, au pied, en laisse !
Bon, pas d'énervement, j'essaie 3 fois d'appeler la hotline de Wanadoudou, à chaque fois il faut que je compose 1) le n° de la hotline, 2) mon n° de téléphone, 3) la touche 1 car je suis un particulier, 4) la touche 1 car ça concerne internet, 5) la touche 1 car j'ai *déjà* pu me connecter à internet.
À chaque fois, je me farcis les musiques bidons, les slogans qui t'enervent bien quand justement chez toi ça marche pas, la tarification : 34 ct d'euros par minute. On me précise que le temps d'attente est gracieusement offert à ceux qui appellent d'un poste fixe et qui sont abonnés chez FT. (bien sûr moi j'appelle de mon portable, car le fixe est EN BAS et que le modem chéri est EN HAUT, donc pour pouvoir agir dessus tout en parlant au technicien -j'en suis pas à ma première intervention via hotline, voyez...-, il faut que je sois EN HAUT....)
Et là, après tout ça, vlan ! "Tous nos opérateurs sont occupés, merci de renouveler et patati patata.". GRRRRRR !!! La tension monte un peu, mais j'ignore que ça c'était le meilleur moment de la journée.
En milieu d'après-midi, énième tentative, et miracle ! une voix humaine me répond. Je commence mon laïus, "j'ai un problème avec ma livebox..." et là la jeune pé... péronnelle me coupe : "vous n'êtes pas du tout au bon n°, ici c'est le service arpès vente !". "Ah bon, et pourquoi c'est pas l'assistance ?" "Il faut composer le 3900". "Ben oui, c'est ce que j'ai fait". "Ha ??? Bon, c'est bizarre, mais il faut que vous raccrochiez et que vous recommenciez".
Je vous passe le chapelet d'insulte, je l'ai maudite sur 8 générations, la peste sur Wanadou, Orange de mes deux et l'opérateur historique réunis !!!!
Je renouvelle... Ouf, au bout de 8 (HUIT) minutes d'attentes (à 34 ct chaque, je le rappelle), une voix avec un fort accent me répond : "Il faut nous rappelez dans une heure car le logiciel est bloqué et je ne peux pas accéder à vos informations clients". Je hurle "NON !!! vous n'avez pas besoin d'accéder à mes informations clients, dites-moi JUSTE ce que je dois faire pour convaincre ma boîte magique d'émettre à nouveau en wifi !!!". La technicienne me fait faire quelques manipulations (reset de la boîte pour ceux que ça intéresse), puis elle me dit "il faut reconfigurer le modem, aller dans "démarrer". "???? démarrer ??" "Oui oui, "démarrer", en bas à gauche de votre écran..." tout s'éclaire : je n'ai jamais possédé d'ordinateur sous windaube, mais j'en ai déjà vu un, une fois. J'ai le malheur de dire "Ah, mais je suis sous mac os !". Et là, au lieu de me dire tout simplement de lancer mon navigateur internet (ce que je suis parfaitement capable de faire sans assistance, je vous assure ), elle me dit sans me laisser le temps d'en placer une "Ah ! je vous transfère au service !" et clac, adieu, ni un au revoir ni un merci...
Et là : "tous nos techniciens sont occupés, merci de renouveler..."
GRRRRRRRRRRRRR !!!!
Ayant fait internet niveau accro, j'ai réussi seule à 1) lancer mon navigateur (woua ! je vais postuler comme technicienne à l'assistance technique, moi !) 2) configurer ma boi-boite grâce aux informations fournies avec quand j'en ai fait l'acquisition il y a 2 ans.
Bref, pas besoin de passer 8 minutes en ligne avec le service mac pour ça... Mais ça ne fonctionne toujours pas !!!!!!!!
Excédée, je décide d'abandonner (l'homme est en réunion ce soir, donc on n'aura pas à se battre pour la connexion) et de remettre à demain.
Je pars donc, pleine d'espoir, avec mon Malo sous le bras, vers le temple de la chaussure, pour une mission facile et en plein dans mes cordes : lui trouver une paire de chaussures fermées, car il n'a que ses sandales et ça fait trois jours qu'il pleut. Lui, il s'en moque, mais la maîtresse commence à me regarder bizarre.
Il faut également que j'achète une paire pour l'homme, qui bousille une paire par saison, irrémédiablement, quel que soit le prix de la dite paire.
J'opte donc pour un supermarché de chaussures à pas trop cher, vu que l'un comme l'autre ne portera pas ses chaussures plus de quelques mois.
Je trouve immédiatement mon bonheur, surtout que les deux paires choisies sont pourvues d'une étiquette rouge qui stipule : "Une paire achetée, la seconde à 1 euro".
Toute contente, j'aborde la caisse. Et là, la caissière, molle et l'oeil aussi alerte qu'une patate, dit "La promotion, ça commence demain."
"Quoi ??? Mais c'est écrit sur l'étiquette, et il n'y a pas de date !"
"Oui, mais c'est écrit là". Elle me montre UN panonceau format A4, près de la caisse, où on peut voir une impression noir et blanc qui précise en effet les dates de l'opération. UN A4 dans une grande surface, pleine d'étiquettes rouges flamboyantes et de panneaux 4X3 jaunes et rouges disant "la deuxième paire à un euro".
J'ai tourné rageusement les talons, en hurlant à la caissière (innocente, mais toujours insultée, c'est son kharma) de se carrer là où je pense les deux paires de godasses, surtout celle en pointure 45.
Je suis partie dégoutée et énervée.
Avec le recul, je me dit que j'aurai dû demander à voir un responsable, et menacer d'alerter la répression des fraudes. C'est une publicité mensongère caractérisée.
De plus, légalement, c'est l'étiquette qui fait foi.
Mais bon, encore une fois, je me retrouve gros jean comme devant, sans chaussures, ayant perdu plus d'une heure en voiture.
Aussi, dans cet océan de contrariété, quel ne fut pas mon bonheur d'entrer dans ma boutique Phildar, d'être accueillie par un sourire, de voir la dame filer dans l'arrière boutique et revenir avec mes 16 pelotes de Pégase, coloris "polaire", pour le pull de mon beauf.
800 grammes de douceur dans un monde de brutes...
18:53 Publié dans scène de la vie de famille | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.09.2006
plaidoirie
Monsieur le juge, je me représenterai moi-même, aucun avocat ne s'étant déclaré compétent dans le cas qui nous occupe. Monsieur le juge, je vous demande de m'accorder votre clémence, et de reconnaitre que je bénéficie des plus larges circonstances atténuantes.
Tout ça, c'est à cause de mon beau-frère. Non, en fait, tout ça, c'est la faute de Mme Phildar... Bon, commençons par le commencement.
- Je n'ai pas acheté de laine depuis Avril, et encore, ce n'était même pas pour moi ! La dernière fois que j'ai acheté de la laine pour moi c'était en Décembre. Près d'un an, votre honneur !!!!
- Si je me suis rendue dans ce magasin phildar, c'est UNIQUEMENT dans le but d'acheter 16 pelotes de pégase+ pour le pull que j'ai promis à mon beau-frère, et que je voudrais lui offrir pour Noël. JE JURE que je n'avais pas d'autres intentions (si ce n'est, peut-être, de jeter un oeil aux dernières pelotes soldées...). Il n'y a pas eu préméditation !!!
- SI Mme Phildar avait eu en stock les dites pelotes, je serais repartie avec, et sans rien d'autre ! Mais elle ne les avait pas et j'ai dû passer commande. Monsieur le juge, pensez-vous vraiment qu'il était humainement possible que je ressorte de là sans rien dans les mains ? Admettez que n'importe qui aurait fait comme moi... Et elle le sait bien, Mme Phildar, qui nous pousse du côté où on va tomber !!! Qu'est-ce qu'elle a mis, EN EVIDENCE, près de la caisse, là où j'ai dû épeler mon nom pour la commande ? Des paquets de CHRONO, la laine "promo" de cette année, 16 euros le paquet de 10. (oui monsieur le juge, 1,60 euros la pelote. Franchement, c'est presque donné, non ?).
Est-ce de ma faute si cette laine contient 10% d'Alpaga, et que moi, le mot "alpaga" me met en transe ? Est-ce ma faute si la couleur rubis est ce beau rouge bordeau que j'adore ? Est-ce ma faute, enfin, si le livret qui va avec présente justement un petit gilet style boléro comme j'avais envie de tricoter cet hiver ???
Alors...
De toutes façon il me fallait un tricot simple pour le TTT de samedi. Oh, et puis remballez vos grands airs, monsieur le juge, vous allez pas me courir sur le haricot pour 10 pauvres pelotes à 16 euros, qui seront transformées en gilet avant octobre ! Elles comptent pas, ces pelotes-là, na !!!!!
(PS : les 4 pelotes de layette du vide-grenier de juin dernier, elles comptent pas non plus, hein ! )
17:50 Publié dans Tricot | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.09.2006
Materner ou ne pas materner, telle est la question...
Le commentaire de Raquel (suite à la note précédente sur le bébé "oublié") me fait réagir, et je réponds ici plutôt qu'en commentaire...
Qu'est-ce, selon moi, qu'une éducation "maternante" ? Il ne s'agit pas -seulement- d'allaiter ou pas, de porter en écharpe ou pas, et encore moins d'utiliser des couches lavables ou pas !
Mon idéal d'éducation est avant tout une éducation NON VIOLENTE. Une éducation tournée entièrement dans un seul but : ne pas faire de mal à notre enfant. Ne pas contrarier la nature, "respecter son continuum" (je n'ai pas la place de définir ici la notion de continuum, lisez le livre "le concept du continuum", c'est simple à lire et c'est... indispensable !), respecter la "force vitale" qui est en lui et qui va le pousser à passer du minuscule bébé vagissant à l'adulte bien dans sa peau, capable de prendre les bonnes décisions par lui-même.
Bien sûr, ça reste pour moi, hélas, un idéal. Dix, vingts fois par jour, cent fois peut-être, mes gestes, mes paroles, ma colère, viennent contrarier cet élan vital qui meut Malo (oui, qui meut, du verbe mouvoir !!!).
Mais la différence, entre moi, mère imparfaite, et par exemple ma copine au mobile, c'est que mes dérapages sont des "dérapages". Si je crie après Malo, je m'en veux et je lui explique ce qui m'a mis en colère, je lui dit que je suis désolée d'avoir crié, nous cherchons ensemble une solution qui nous conviennent à tous les deux : s'il veut renverser de l'eau par terre, c'est légitime de sa part, il expérimente les fluides... Mais il peut aussi comprendre que je refuse qu'il le fasse dans la maison, et donc je lui donne une bassine pour qu'il joue dehors. Si je le surprend en train de verser de l'eau dans la maison, souvent je crie... Mais je sais que ces cris n'ont aucune valeur éducative, qu'ils font peur à Malo mais ne lui apprennent pas à respecter l'environnement où il vit... Donc j'essaie de ne pas crier, mais plutôt de lui montrer que toute cette eau doit être épongée, je l'aide à essuyer avec la serpillère et je l'emmène jouer dehors avec de l'eau.
Ma copine, elle, crie, voire donne une tape, enferme le gamin dans sa chambre, non pas "sous le coup de la colère", mais "pour lui apprendre". Ce que j'essaie d'éradiquer dans mon comportement, elle l'érige, elle, en système.
Et pour moi, c'est cette violence qu'on appelle "discipline", "autorité", "poser des limites", ou "éducation", que je refuse, que je rejette. Malo est un enfant gai, vif et remuant, comme beaucoup de garçons de son âge. Mais il n'est pas un de ces enfants "insupportables" qu'on me prédisait, il est tout sauf "incontrolable" : certes, il fait "des bêtises", comme renverser de l'eau par terre, peindre sur le mur de sa nouvelle chambre ( aïe !!!) ou taper au marteau sur son parquet neuf (re aïe !!), mais ces bêtises sont le fruit de sa curiosité. Si j'habitais une hutte avec de la terre battue comme les Yékwanas du livre, ça n'aurait aucune importance. Hélas pour Malo, nous habitons un pavillon en plaquo-plâtre dont nous ne sommes pas propriétaires, ce qui impose des limites... Mais je suis CONVAINCUES que ces limites, il les apprend bien mieux quand je ne lui saute pas dessus en criant, mais que je parviens à lui parler calmement et doucement.
Et la violence faite aux enfants, elle est partout. À leur naissance, quand ils sont saisis, aspirés, frictionnés, trempés dans l'eau, qu'on leur allume une lumière puissante dans leurs yeux habitués à la pénombre, qu'on y met des gouttes, qu'on les pose dans des berceaux dur et immobiles au lieu du corps souple, chaud et rassurant de leur mère...
Les premiers jours, lorsqu'on ne répond pas à leurs pleurs pour "leur apprendre", pour qu'ils "comprennent" que maman a envie d'être tranquille et de dormir la nuit... Quand on les nourrit avec une tétine en plastique, d'un liquide que la nature a élaboré pour les veaux...
Quand on leur refuse ce que tout leur corps, tout leur être, réclame : le contact avec leur mère, sa présence constante et rassurante...
Je renvoie, encore une fois, à la lecture de ce texte. Ce sont les mots les plus bouleversants que j'ai pu lire sur l'éducation. Sur la violence constante faite à nos enfants, à nos bébés, que nous aimons plus que tout.
Je me rends compte que cette note est confuse et brouillonne, mais je voudrais pouvoir tout dire en quelques phrase, ce n'est pas possible. Ce que je tenais aussi à écrire ici, c'est qu'en aucun cas je ne "juge" une mère qui n'allaite pas ses enfants pour quelque raison que ce soit, ou qui utilise une poussette, comme une mère "non maternante". Le maternage, c'est bien au-delà de ça, c'est un regard plein de respect posé sur son enfant...
C'est voir son enfant comme un petit d'homme qui a droit à autant de respect et de considération qu'un adulte, et non pas comme un petit animal à éduquer.
Quelques expressions qui me parlent beaucoup : le titre du livre de Léandre Bergeron, "Comme des invités de marque": pourquoi avons-nous plus d'égard pour des invités qui viennent chez nous que pour nos propres enfants ? Si un ami très cher commet une maladresse chez vous et casse un verre, allez-vous lui crier dessus, le traiter d'empoté et de maladroit, lui dire "c'est toujours pareil avec toi ! tu ne peux donc pas faire attention ???" ? Non, bien sûr. Vous lui direz "c'est pas grave, ne t'en fait pas, ça n'est qu'un verre, ça n'a pas d'importance, laisse je vais balayer"... Alors pourquoi ne pas avoir la même réaction avec nos enfants ? Pourquoi ne pas les traiter comme des "hôtes de marque", des personnes à qui nous tenons et que nous ne voulons surtout pas blesser ?
On peut très bien dire à un enfant qui casse un verre "je sais que tu ne l'as pas fait exprès, seulement je suis contrariée car j'aime bien ces verres... Tu veux m'aider à balayer ?". Ça a plus de poids que toutes les vociférations du monde.
Une autre expression, qui me parle aussi : être des parents jardiniers plutôt que des parents potiers. Considérer notre enfant non comme un bloc de glaise à modeler, mais comme une graine semée. Il faut l'arroser, la protéger, mais on ne peut rien faire d'autre : ce n'est pas en tirant sur la pousse qu'elle grandira plus vite, et on aura beau faire tout ce qu'on veut, si notre graine est une graine de pastèque, on n'obtiendra pas un rosier.
À chacun, à chacune, de vivre du mieux qu'il ou elle peut la condition exigeante de parent, dans une société (la notre) qui fait tout pour la rendre encore plus compliquée. Par exemple, comme le rappelait STL, beaucoup de mamans aimeraient pouvoir s'arrêter de travailler pour être auprès de leurs enfants mais ne le peuvent VRAIMENT pas. Mais ça n'empêche pas d'être une mère "maternante" et de faire de son mieux, pour que les heures passées ensembles soient les plus douces possibles, et pour que le bébé soit confié le reste du temps à une personne en accord avec ses propres principes !
Et puis on peut aussi se poser la question de réduire un peu son temps de travail, en réduisant aussi son train de vie... Moi qui vous parle, je ne travaille donc plus depuis les 6 mois de Malo (j'ai travaillé à mi-temps quand il avait 4 et 5 mois, son papa étant en vacances à ce moment-là). Nous vivons donc à 3 avec un salaire de professeur des écoles (qui est, comme chacun sait, mirobolant !), plus les concerts et cours de musique de l'Homme (encore une fois, ça fait une fortune à la fin du mois !!!). Je garde un enfant 4 matinées par semaines (Hou-là, 2,72 euros de l'heure, je vous laisse calculer !), et nous touchons l'allocation jeune enfant : 165 euros.
Loin de moi l'idée de me plaindre ! Nous vivons très bien, avec une seule voiture, pas d'abonnement au satellite (mais l'adsl !!!), pas de voyages "extraordinaires", de destinations lointaines, pas de folies en ce qui concerne tout le "superflu" (vêtements et autres). Je constate que beaucoup de mères autour de moi pourraient réduire un peu leur temps de travail (voire beaucoup), et vivre une vie tout à fait décente... Mais ce choix-là semble très difficile à beaucoup de couples : une seule voiture ? Pas canal plus ? Pas de ski l'hiver ? Pas de club med à pâques ???
Et pourtant... Combien de fois ai-je entendu le fameux "et tu ne t'ennuie pas, seule à la maison toute la journée ?" (heu, je suis pas seule, hein, y'a mon fils !!! Et j'aimerai bien m'ennuyer un peu, parfois... Mais j'ai pas le temps, voyez !) ou "Moi, à la fin de mon congé de maternité, j'avais hâte de retourner bosser !" ... Ben je dois être bizarre alors, parce que moi, quand j'ai tenu mon bébé de deux mois contre mois, quand j'ai regardé son air serein quand il s'endormait au sein, et que je me suis dis "Normalement, demain, je devrais aller au bureau et le laisser à quelqu'un d'autre", j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps ! Et pourtant mon métier était plutôt intéressant (j'allais pas à l'usine, quoi !), plutôt "reconnu"... Mais aucune autre activité ne pouvait me sembler plus agréable ou plus importante que de rester avec mon bébé. D'être là pour lui, jour et nuit, chaque fois qu'il avait besoin de moi. Alors oui, c'est sûr, financièrement on ne roule pas sur l'or. Mais je connais plein de gens qui ont moins que nous, et qui ne se plaignent pas. Et moi je me sens très riche du temps passé avec Malo. Ce temps là, je l'ai gagné pour toujours. Quand viendra la vieillesse, je ne regretterai pas les voyages que je n'ai pas faits, ni les voitures ou les vêtements ou les "jouets" que je n'ai pas eus... Mais je me souviendais des premiers sourires de Malo, de ses premiers pas, de ses premiers signes, de ses premiers mots, de tout ce que j'ai vécu de merveilleux avec lui.
Je n'échangerai pas ma situation pour tout l'or du monde.
Nous sommes toutes obligées de faire des compromis entre notre idéal et les contraintes que nous impose la vie quotidienne... Et je ne voulais surtout pas avoir l'air de donner des leçons à quiconque, je ne suis vraiment pas en position ! j'essaie juste de clarifier mes propres convictions en les mettant par écrit... (c'est pas gagné, "clarifier" !!!). Chacun fait ce qu'il peut, en fonction de ce qu'il a reçu, de sa culture et de son éducation.
J'aurais voulu trouver une conclusion, mais je n'y parviens pas... Je rajoute juste une phrase, "soyez ravis par vos enfants".
14:35 Publié dans maternage | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
06.09.2006
Zut, on a oublié le bébé !
Ça fait plusieurs fois que je tombe à la télé sur une pub pour une voiture, que je trouve particulièrement peu "vendeuse" (ou alors je suis pas coeur de cible, mais pas dutout !!), mais assez représentative de ce que je peux observer autour de moi. Il s'agit d'un couple qui part en voyage. La mère a une "check-list" longue comme l'A7, qui comprend entre autres des couches, un doudou, du lait, une poussette... Quand tout est chargé dans la voiture, le père s'installe au volant et la voiture démarre. Au bout de quelques mètres, il fait marche arrière et revient chez lui car ces parents indignes ont oublié leur bébé...
Non seulement ça ne me fait pas rire, mais cette vision des parents actuels, "noyés" sous tout le matériel de puériculture soi-disant indispensable, au point d'en oublier leur enfant... ça me rappelle pas mal de nos amis.
En fait, la plupart des parents d'enfants de moins de trois ans ont en effet du mal à quitter leur maison sans que ça prenne les allures d'un déménagement : entre la poussette ultra encombrante, le lit-parapluie, la montagne de doudous, peluches et autres sans lesquels l'enfant ne dormira pas, la sucette (celle qu'on perd toujours un dimanche à 18 heures, nécessitant alors un voyage à la pharmacie de garde...), le biberon avec sa tétine, l'eau de source et les doses de lait en poudre, le chauffe-biberon électrique... Bref, tout ça pour une demie-journée chez des amis !
Et pourtant, de quoi a vraiment besoin un tout petit ? Sa mère, ses bras accueillant, le lait de ses seins, et quelques couches propres. Une écharpe porte-bébé pour les ballades ou pour la sieste, et voilà ! C'est étonnant comme souvent les parents ont si peu confiance en eux, en leur capacité à s'occuper de leurs bébés, qu'ils aient tant besoins "d'intermédiaires" entre eux et leur enfant... Je pense à cette copine dont le fils de 20 mois ne peut dormir que dans SON lit-parapluie, avec sa sucette, une peluche, un chiffon-doudou, et un mobile lumineux qui joue de la musique... Que de complications et d'encombrement ! Si un seul élément manque à l'appel, le petit pleure à fendre l'âme...
De mon côté, je comprends que certains s'étonnent de savoir que Malo peut dormir n'importe où à condition que je m'allonge près de lui pour lui donner à téter le temps qu'il s'endorme. Bien sûr, je "rate" parfois quelques bons moments d'une soirée ou d'une rencontre entre amis... Mais si vraiment je n'ai pas envie d'aller m'isoler avec Malo un moment dans une chambre, alors je le prends sur mes genoux, et il y dort comme un ange, quel que soit le bruit environnant...
Ça me fait sourire quand mes copines disent (à mots plus ou moins couverts) que je suis "l'esclave" de mon fils : elles-même sont les esclaves d'un lit parapluie avec mobile lumineux et musical ! Sans tout ce matériel, elles ne parviennent pas à calmer leur propre enfant...
Alors où est "l'esclavage" ? Et pourquoi dans notre société, nos enfants sont-ils devenus des prétextes à la consommation ? (imaginez le prix de tous ces équipements ! et rajoutez à cela le prix du lait en poudre pendant des mois, et ensuite le prix des petits pots et autres assiettes toutes-prêtes pour les enfants, dont on nous fait croire qu'ils ne peuvent manger que cette bouffe asseptisée et uniformisée)
18:11 Publié dans maternage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
découvertes
C'est la rentrée, je "rattrape" les 2 mois de sevrage forcé d'internet, et je découvre de nouveaux blogs.
Il y en a deux en particulier que je voudrais faire découvrir au monde entier. Le premier c'est Pensées de ronde. Cette fille a un sens de l'humour XXXL, et (parait-il) des cuisses en proportion... (bon je me méfie, hein, moi-même je ne suis pas Kate Moss, et j'ai rencontré trop de filles ultra minces qui se regardaient le jean taille 14 ans en disant "Han j'ai TROP des grosses cuisses, c'est l'horreur !!!").
Son billet sur la bonne copine mince qui veut absolument lui emprunter un jean m'a fait m'étrangler devant mon iBook.
L'autre, c'est rien moins que Sainte Thérèse elle-même. Sainte Thérèse est prof de Moldave dans un collège. Sachez, braves gens, que le moldave est une langue ancienne (une langue "morte", même), qui comporte un nombre hallucinant de cas de déclinaisons. Cette langue fut celle d'une civilisation qui connut son apogée quelques siècles avant JC, et dont l'empire avait pour capitale l'actuelle capitale d'un pays qui a une frontière avec la France, au sud-est très exactement.
(Si Thérèse refuse que le mot la*tin apparaisse sur son blog, c'est qu'elle redoute qu'un élève un peu malin tombe dessus et la démasque...)
J'ai lu ce matin même toutes les archives de ce blog. Je n'avais pas rit autant depuis... C'est bien simple, depuis mon premier David Lodge !
Merci à Luna Pat, au passage, pour m'avoir fait découvrir cette cure de vitamine. Thérèse, si tu passes par là : j'exige une note par jour minimum, j'ai besoin de raffermir mes abdominaux !!
16:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
La rentrée : ouf !!
Voilà, nous sommes déjà mercredi, Malo n'a pas école aujourd'hui, (il court tout nu sur la pelouse en poussant des cris de bête, c'est un de ses passe-temps favoris quand le temps le permet !), je profite donc de ne pas être "tenue" par les horaires pour raconter les deux premiers jours de classe de mon Korrigan.
Lundi matin, Malo se réveille 10 minutes avant que le réveil sonne, il est encore tout embrumé mais il parle de l'école. Une bonne tétée, récurage et habillage en règle (mais pas d'habits neufs, juste son short en éponge un peu délavé par le soleil et la plage, et un polo qui fait un poil plus habillé qu'un simple t-shirt, selon mes critères.), préparation du "cartable" : un slip et un pantalon de rechange (on sait jamais...), et un bourriquet en peluche (il n'a pas de doudou, mais en ce moment il aime bien ce Bourriquet, et comme la maîtresse a dit qu'on pouvait amener son doudou à l'école...). De mon côté je prépare son tupperware avec des galettes de riz au chocolat, sans lait, sans oeufs, sans blé, sans sésame ni arachide (ni moutarde, mais c'est rare d'en trouver dans les gâteaux pour enfants), afin qu'il puisse lui aussi goûter à 10 heures (les autres enfants mangeront des céréales, pleines d'ingrédients interdits...).
Départ pour l'école (en voiture, puisqu'il va à l'école du village voisin, celle où son papa enseigne), quelques minutes d'attente devant les grilles, enfin on entre... Malo semble un peu intimidé, il est content de revoir Brizitte, mais il ne semble pas trop décidé à me lâcher pour aller jouer avec les animaux de la ferme disposés sur les petites tables. L'inévitable se produit, au moment où je commence à lui dire au revoir : "Maman, ze veux pas que tu partes !!" Sanglots, petits bras potelés accrochés à mon cou... Que c'est dur ! Je l'embrasse, le console de mon mieux, je lui montre la classe de son papa par la fenêtre, je lui dit que je vais très vite revenir le chercher, je demande le nom d'un petit garçon et je fais les présentations... Finalement les pleurs se calment, un gros câlin et je m'en vais...
Moi qui voulais coudre, ranger, broder, scrapper, tricoter, cuisiner... J'ai surtout tourné en rond et surfé sur le net !!!
Enfin, l'heure de récupérer la chair de ma chair a sonné. Lorsque s'ouvre la porte de la classe, je récupère un garçon tout joyeux, qui me raconte sa matiné : il a "regardé les aiguilles, et quand elles sont monté tout en haut, c'est l'heure des mamans !!" (Pas mal... Mais j'espère qu'ils n'ont pas fait ça toute la matinée sinon ça a dû être trèèèès long !). Il a aussi "fait du bruit avec ses chaussures, comme ça " (joignant le geste à la parole, il se met à tapper du pied très fort et très vite... Ils ont dû faire du sport ?). Il n'a pas fait pipi aux toilettes de l'école, auxquelles ils se sont pourtant rendu en faisant le train : "on met les mains sur les épaules, et il faut pas casser les wagons !".
Mardi matin, j'apréhende un peu : qu'il pleure le jour de la rentrée, je peux parfaitement le comprendre. Mais je ne suis pas sûre de pouvoir supporter une semaine de pleurs matinaux sans avoir des envies de déscolarisation.
Mais je me fais du soucis pour rien : Malo se dirige vers sa classe comme s'il y allait depuis toujours, il me dit au revoir distraitement et file jouer avec les Clippos. En sortant, je croise 3 ou 4 petits qui pleurent et s'accorchent à leurs mamans... Ouf, on dirait que Malo se plait à l'école. C'est tout ce que je voulais...
(Mardi matin, ils ont "levé le doigt et dit "je suis là". Là encore, j'imagine que ça n'a pas occupé toute la matinée !! Bien qu'une classe de trente, le temps de faire l'appel, et de passer 2 fois aux toilettes, plus la distribution du goûter et la récré... Il ne reste pas des masses de temps pour apprendre à lire et à parler anglais...)
10:25 Publié dans scène de la vie de famille | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




/>

